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Tourisme
Pérégrinations marocaines vers une explosion des sens

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61e année
Numéro 332 - Avril Mai 2017
photo: Jean-Claude Ribaut

Dans ce numéro:
  • CUISINE
  • TOURISME
  • VINS
  • CIGARES
  • PLAISIRS NATURE
  • GOLF
  • DIVERS

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Ainsi donc la gastronomie mondiale progresse, que dis-je elle explose, en atteste la présence, de plus en plus fréquente sur la carte des restaurants, de beefburger (sorte de sandwich chaud, au fromage et à la viande, pain mou à la mode américaine, mais moins bon qu’un vrai «jambon-beurre»), de hamburger (espèce de croque-monsieur rond, chaud, «ketchupisé», difficile à manger et moins bon qu’un panini) et autre cheeseburger (en français : croûte au fromage molle et sans grand intérêt ni saveur, beaucoup moins bonne que l’originale). Autant de preuves irréfutables de la lente et indéniable progression de notre civilisation qui, semble-t-il, n’en restera pas là car on peut toujours faire mieux.

Prenons l’exemple des kebabs — qui ne sont pas de gros arbres africains — mais de gros morceaux de viande turque qui grillent sur une broche, en général en plein air et au bord d’une route très fréquentée, ce qui leur confère, entre autres, cette inimitable saveur de gaz d’échappement. Eux aussi occupent une place enviable dans la formation des goûts populaires et le maintien des traditions proche-orientales folklorico-nourricières.

Et l’inventaire des progrès de la gastronomie mondiale, au cours des dernières décennies, ne serait pas complet sans évoquer l’arrivée des menus que je qualifie de « pro-anorexiques» car ils y conduisent sournoisement. Première étape : le végétarien, exclut la viande mais peut manger tout le reste. Deuxième étape : le végétalien ; là ça commence à se compliquer, pas de viande, mais pas de poisson non plus, ni de fruits de mer, ni d’œufs. Bref, c’est la chienlit à table. Troisième étape : le vegan. Ne restent que les légumes, les petites graines, les algues et... les yeux pour pleurer. On ne mange plus... On broute. Quatrième étape (à venir) : le hurlement de l’asperge qu’on arrache de son terreau familial est insupportable, du coup on renonce aux plantes et c’est l’arrivée des pilules nutritives ; les chimistes remplacent les cuisiniers, les repas n’existent plus, on récupère du temps pour aller sur Google, Facebook et autre Twitter... Ou cultiver son coin de jardin... bio bien sûr !

Bon appétit... quand même !

 

Philippe Dubath
Editeur-Rédacteur en chef

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Editions La Colombe Gourmande
Rue des Longschamps 2
Case postale
CH-2068 Hauterive

Tel: +41 32 753 82 75
info@plaisirsmagazine.ch

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Guide Bleu - la Suisse Gourmande 2017: disponible en librairie Fr. 49.-

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