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MARCEL MATHYS

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Le sculpteur aux racines de la destinée

1.-MAT-03

Il pleuvinait à Auvernier ce jour-là et je fus bien aise, bien qu'impressionné, de me réfugier, un après-midi entier, parmi les œuvres si fortes, si belles et si justes de Marcel Mathys, le sculpteur et peintre neuchâtelois.

Lui, on l'a décrit comme « plein d'humour, malicieux, mais avec des ombres inattendues comme celles que projettent les nuages sur une terre ensoleillée »* c'est si vrai et cela l'a tant amusé et surpris d'avoir ainsi été saisi d'un trait que je ne le priverai pas du plaisir de se retrouver si vite croqué.

* Mireille Descombes, L'Hebdo, 27.05.2004

Texte: Laurent Gabella / Photos: Jean-Guy Python

 

«Je me suis remis à la peinture à l'huile depuis peu de temps. J'ai fréquenté l'Ecole d'Arts entre 1953 et 1959, et j'ai été élève du peintre Georges Desouslavy. J'ai travaillé sur les fresques horlogères de La Chaux-de-Fonds. J'hésitais entre la peinture et la sculpture et puis j'ai choisi la sculpture. Au début j'ai surtout travaillé la pierre puis je me suis mis au bronze et maintenant je travaille plutôt la peinture, ça me change aussi. On arrive vite dans un cul de sac où on se répète. C'est déjà ce qui avait motivé mon passage de la pierre au bronze ».


Un demi-siècle de travail

Depuis presque cinquante ans, Mathys sculpte, grave, peint le long d'un chemin difficile : celui qui ne cherche ni l'effet, ni le truc, ni le scandale, ni même sérieusement le succès. Ce n'est pas qu'il le bouderait, mais passer du temps à la promotion de son œuvre ne l'intéresse pas. Sa quête est ailleurs et ne se situe pas dans un autre mouvement que celui que lui donne son travail et ses explorations plastiques.

« J'ai eu une phase abstraite de sculpture et de peinture. Mais vous savez toute la peinture contemporaine est issue de Cézanne. Bravo Cézanne ! J'aime bien ! Mais au dix-neuvième il y a eu des gens extraordinaires : Rousseau, Corot, Victor Hugo surtout, des gens dont on n'est pas parti. Et moi je suis un peu resté sur l'Ecole de Barbizon et un peu sur ces artistes qui me séduisent, comme Courbet. J'étais abstrait dans les années cinquante. A l'époque c'était une difficulté. Aujourd'hui le même public est pour l'abstraction mais quand il voit une chose abstraite il cherche une ressemblance, il veut trouver quelque chose qui y ressemble... ».

Mais au fond, Marcel Mathys ne croit pas trop aux catégories. Nous passons devant un groupe de figures féminines. Salomé


Prochaines expos

  • A la Galerie Dietesheim 8, rue du Château à Neuchâtel au début 2010
  • Puis à Lugano en septembre 2010
  • Pour ceux qui souhaiteraient faire connaissance avec le travail de l'artiste, s'adresser à Marcel Mathys, Auvernier


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dans notre magazine 289 - AVRIL-MAI 09

 
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