
Il vit à La Sarraz dont le château inscrit au patrimoine européen a accueilli de très nombreux artistes. Mais il travaille à Yverdon-les-Bains, dans une de ces friches industrielles abandonnées par le progrès. Son atelier est installé dans l'ancienne usine Leclanché, avenue de Grandson. C'est là qu'Etienne Krähenbühl nous reçoit. Dans ces hangars déserts et frustes, ses sculptures couleur de rouille semblent, elles aussi, faire partie du passé. Illusion. En un instant, elles vont se mettre à bouger, à vibrer, à crier ou à chanter tout bas. Vous êtes dans un laboratoire de l'imaginaire.
«Je suis un vrai fada. Je vis à fond avec ma recherche. En travaillant la mémoire de forme en sculpture, ma démarche s'inscrit dans une ère de découvertes ». Et de succès. Etienne Krähenbühl vient de décrocher le Prix 2009 de la Fondation Edouard Maurice Sandoz. Dotée de 100'000 francs, cette distinction offre à l'artiste la possibilité de réaliser un projet ambitieux.Elle va lui permettre de concrétiser un rêve, de construire un grand Bing Bang qui sera présenté au public en automne 2010. Surprise garantie.
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dans notre magazine 293 - Décembre 09





